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14 avril 2009 @ 10:47
La Lettre à Cuddy  
Titre : La Lettre à Cuddy
Auteur : BiBiche
Bêta: Malice, Miss O’Neill, Vicondinaddict.
Disclaimer : La série ne m’appartient pas (dommage parce que je changerais bien 2/3 trucs, là)
Rating : Tout public
Spoiler : Saison 5 (5x06, 5x11 et 5x16)
Genre: One-shot, ship Huddyen, réflexion.
Item : #8 : Théorie de l’évolution (à prendre au second degré)
Résumé:Les gens changent, House, vous devrez vous y faire”…
N/A: C’est ma 2ème fic sur House md, et ce ne fut pas une mince à faire. J’espère être restée un brin cohérente dans mes personnages. J’ai pas mal repris de scènes du 5x16, parce que cet épisode m’a pas mal plu surtout un certain passage!!
Vos avis sont les bienvenus. ^^


Dix minutes déjà qu’elle ne cessait de caresser machinalement son nouveau bureau, perdue dans ses pensées. Ce cadeau de House qu’elle ne n’arrêtait pas d’admirer, avait tellement de significations qu’elle ne savait plus quoi en penser. Elle ressassait alors inlassablement ce que cet homme, en une journée, lui avait fait ressentir : excitation, agacement, déception, joie, jalousie, trahison. La seule émotion qui persistait, était ce sentiment de trahison qu’elle avait éprouvé quand elle l’avait vu avec cette call-girl. Parce qu’il s’agissait définitivement d’une call-girl. Elle avait été tellement naïve d’avoir cru en House, d’avoir un instant espéré. C’était House et depuis toutes ses années, elle  avait appris à le connaitre.

Depuis quand se connaissaient-ils ? 20, 25 ans, elle n’avait jamais vraiment compté, désirant pendant plusieurs longues années l’oublier. Ils se ressemblaient beaucoup, ce fichu même tempérament. C’était pourquoi ils étaient devenus amis de prime abord malgré leur différence d’âge. Et aujourd’hui encore ils se ressemblaient, même style de vie, mêmes désillusions, même job. Bien sûr, lui était considérablement plus irascible et déjanté, seulement parce qu’elle avait appris à refouler cette partie d’elle que son job l’obligeait à être celle qu’elle était aujourd’hui. Depuis toujours, leurs joutes verbales n’étaient faites que de vérités cachées, de non-dits et d’implicites demandes, enrobés de propos salaces et de ‘’qui aura le dessus’’. Et cela avait toujours été leur façon de communiquer, de s’apprécier sans s’impliquer, de s’échapper sans sortir de leur prison. Finalement, ils n’auraient jamais été loin l’un de l’autre, inconsciemment là pour l’autre dans les moments difficiles, chacun à sa manière : elle, lorsqu’il avait fait son infarctus, lui pour son désir d’enfant. Et à bien y réfléchir, elle avait toujours donné plus que House ne l’avait fait pour elle.

Et ironiquement, repenser à ces années passées lui faisait prendre conscience qu’inlassablement l’histoire se répétait. Bien sûr quHouse allait la blesser puisqu’il l’avait déjà fait alors qu’ils n’étaient encore qu’à la fac. Alors pourquoi était-elle encore là à ressasser tout ça? Il n’y avait plus rien à espérer, elle aurait dû le savoir depuis bien longtemps. Pourtant elle ressentait pour lui quelque chose d’indéfinissable qui vacillait dangereusement entre haine et amour et quoique ce fût vraiment elle ne pouvait s’en détacher. Depuis 10 ans déjà, leur amitié leur suffisait alors pourquoi cette soudaine évolution ? Pourquoi s’était-il montré plus concerné par sa vie, ses conquêtes et son désir d’enfants ? Eliminant pour ainsi dire tous ses prétendants et ses espoirs de maternité dans ce qui était, à priori, un élan de bien faire. Pourquoi maintenant ? Pourquoi sa peine à elle d’être seule et d’avoir perdu Joy, l’avait-il poussé lui à l’embrasser alors qu’elle avait perdu bien d’autres enfants, les siens lors de fausses-couches ? Pourquoi avait-il fait passer tant d’émotions dans son baiser au point de la troubler irrémédiablement, la faisant douter de ses décisions d’antan ? Et comment avait-elle pu se laisser si facilement entrainer par ses sentiments, allant jusqu’à le séduire, le provoquer…

Trop d’incertitudes dans un seul homme. Qui plus est, House ne ferait rien, trop orgueilleux et trop effrayé par le changement.

Peut être que c’était tout ça qui faisait qu’à cet instant, elle était exténuée et déçue. Qu’elle n’avait plus envie de se battre. Pour quoi faire ? Pour qui ? Plus d’espoir d’enfant, plus d’espoir d’être aimée, plus d’espoir tout court. Alors elle était là, attablée à son bureau, passant machinalement ses mains sur son bois lisse et vernis. Il représentait tant de choses, sa jeunesse, son histoire avec House, son désir de réussite, ses heures incalculables à réviser, ses chagrins, sa première fois… Ce bureau, c’était son histoire et se le voir offrir par House, ranimait tant de sentiments contradictoires. Eux-mêmes ravivés par ceux qu’elle vivait en ce moment. Elle ne pouvait plus rien faire, comme figée dans une sorte de torpeur : trop de sentiments, trop d’espoirs suivis de trop de déceptions. D’insidieuses larmes finirent par se faufiler le long de ses joues mettant un nom sur le sentiment qui la dominait à ce moment, balayant tous les autres : la douleur, celle du cœur.

A cet instant, toute l’absurdité de sa vie lui sautait aux yeux. La réussite sociale ne faisait en rien le bonheur. Elle lui avait pris toute sa vie, toutes ces heures autrefois perdues dans ses révisions, et aujourd’hui dans la paperasse administrative, pour quoi ? Etre la 2eme femme, doyenne d’un hôpital et puis après ! Mis à part cet aspect valorisant, le reste n’était que souffrance, dépassement constant de soi, épuisement, soucis, stress et privations.

Elle prenait enfin conscience qu’elle était passée à coté de tant de choses qui lui tenaient à cœur. Peut-être était-il temps de passer à autre chose. Elle avait accomplie ce qu’adolescente elle rêvait de devenir, mais aujourd’hui ses rêves étaient différents. Peut-être était-il temps de prendre son courage à deux mains pour accomplir ce qu’elle n’avait pas eu le temps ou la volonté de faire. Accepter qu’enfin les gens puissent changer, suivant inlassablement une pseudo théorie de l’évolution humaine afin de ne pas sombrer dans le néant.

Effaçant ses dernières larmes, elle prit de quoi écrire et rédigea brièvement sa lettre de démission. Elle savait que c’était stupide, que demain elle regretterait son geste et que le quotidien reprendrait vite son droit effaçant peu à peu ce moment d’égarement de son esprit. Mais ce soir, elle avait envie d’avoir le choix de pouvoir changer, même si ce n’était qu’éphémère. Elle la laissa en évidence sur le bureau comme pour ne pas oublier ou pour se défier. Et sans plus de cérémonie, elle finit par se lever, récupéra ses affaires, éteignit les lumières de son bureau et quitta son hôpital sans se retourner pour rentrer dans sa maison froide et sans vie. Un bain lui ferait le plus grand bien.

 

***********

 

Drôle de journée. Un cas inintéressant, une Cuddy en chaleur, une pute qui joue les comédiennes, un Wilson ‘’agence matrimoniale’’ et des employés encore plus naïfs qu’il ne le pensait. A bien y réfléchir, c’était peut être l’attitude de Cuddy qui l’avait le plus interpellé.

House n’aimait pas le changement. Et depuis cette histoire de bébé quelque chose avait changé. Cela avait dans un premier temps piqué sa curiosité, puis il y avait eu autre chose. Il avait profité de la faiblesse de Cuddy pour y mettre son grain de sel et s’y était brulé les ailes. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui demande de l’aide ou des conseils, s’ouvrant à lui jusqu’à penser qu’il pourrait  ‘’participer’’ à la conception. Il s’était fait prendre à son propre jeu. Au point que si Cuddy avait formulé sa demande cette fois là, il aurait été capable d’accepter de lui faire cet enfant. Et peut être pas seulement pour profiter de ses courbes indéniablement avantageuses, dont elle savait très bien jouer, et qui la rendaient sexy et hautement désirable.

Depuis qu’il l’avait embrassée, rien n’était plus pareil. Leur amitié était devenue autre chose d’encore indéfinie. Il se voilait sûrement la face, mais peut-être était-il aussi trop enfermé dans sa douleur et son désir d’autodestruction, qu’il n’avait rien vu venir ? Et House avait fait ce que House faisait toujours : ‘’jouer au con’’. Pourtant aujourd’hui, dans ‘’leur’’ bureau, Cuddy n’avait plus joué et lui avait maladroitement tendu une perche. Une perche qui sous-entendait bien plus qu’il ne l’avait cru sur le moment.

Il fallait avouer que ce baiser n’avait rien eu d’anodin, il ne s’était pas attendu à ça. Et depuis, son cerveau n’avait de cesse de chercher une réponse à cette théorie de l’évolution dans leur relation. Malgré les pistes lancées par Wilson, il avait continué à jouer au con jusqu’au moment où devant Taub, il avait prit conscience de ce qu’il se refusait d’admettre. Il avait alors fait quelque chose qu’il n’avait fait que rarement, un cadeau sincère et empreint d’une signification particulière à ses yeux, le bureau de la ‘’Med-School’’ de Cuddy. Et il espérait qu’elle ait compris son message.

Seulement, pris dans son complot avec sa call-girl contre ses abrutis d’employés, il n’avait même pas prêté attention à la réaction de Cuddy. Ce n’est que lorsqu’il était descendu pour rentrer chez lui, accompagné de Dee-Dee, qu’il avait aperçu Cuddy dans son bureau attablée à son cadeau.

Il n’avait pas prévu de passer la voir, mais un détail l’avait coupé dans son élan. S’arrêtant un instant, il avait contemplé Cuddy. Quelque chose dans sa posture l’avait troublé, cette façon qu’elle avait eu de passer lascivement sa main sur son visage dans d’interminables mouvements appuyés. Elle avait semblé prise aux mains d’intenses réflexions…  Il lui avait semblait qu’elle pleurait…

_Dee, en fait on remettra notre petite soirée à plus tard… lança le diagnosticien, ne lâchant pas des yeux Cuddy.

_Joli imprévu, Dr House ! Plaisanta la fille alors qu’elle regardait dans la même direction. Enfin j’ai compris, bonne soirée à toi aussi, et tu sais où m’appeler si ton imprévu se désiste ! Lança-t-elle en quittant l’hôpital.

Il ne répondit pas, trop absorbé par ce qui se déroulait sous ses yeux. La voyant se lever, posant une feuille en évidence sur le bureau, House se mit en retrait afin qu’elle ne l’aperçoive pas lorsqu’elle sortirait. Il accompagna chacun de ses mouvements l’amenant à la sortie de l’hôpital, notant sa démarche raide et ses yeux rougis. Mais il ne la suivit pas. A cet instant, ce n’était plus Cuddy en elle-même qui l’intriguait, mais cette feuille sur son bureau qui semblait être la cause de son chagrin. Tout se bousculait dans sa tête, les coïncidences n’existaient pas, cela ne pouvait qu’être lié avec cette journée atypique et tout ceci devenait pour lui une nouvelle énigme à résoudre.

Il parvint sans mal à pénétrer dans le bureau de sa patronne, bénissant le jour où il avait fait faire des doubles de clés dans le dos de Cuddy. Lorsqu’il parvint au bureau, il jeta négligemment sa canne sur une des chaises et attrapa ce foutu papier qui lui avait mis tous ces doutes en tête. Ses yeux s’écarquillèrent sous la surprise : une lettre de démission! Bon sang, ce boulot était toute sa vie, elle s’était battue pour en arriver là, alors pourquoi ?  ‘‘Ce boulot était toute sa vie’’ cette phrase ne cessait de résonner dans sa tête.

’Toute sa vie’’…

‘’vie’’…

Non, non, l’idée même que Cuddy puisse se faire du mal était bien trop absurde. Elle était bien trop raisonnable pour ça. Non ? Un insidieux doute subsistait. Un doute qu’il ne pouvait permettre de persister.

Agité et une main sur sa cuisse soudainement plus douloureuse, il rejoignit sa moto en boitant excessivement, ayant dans sa précipitation oublié sa canne. Il roula vite et dangereusement, ralliant l’hôpital et la maison de sa patronne en un temps record. Il se retrouva vite devant sa porte à cogner brutalement, attendant impatiemment une réponse tout en inspectant par la fenêtre. Il n’attendait que ça, que Cuddy vienne lui ouvrir en lui hurlant de dessus pour l’avoir dérangée. Mais personne ne répondit. Pourtant, la lumière éclairait le salon apparemment vide. Il cogna une fois de plus à la porte, appelant Cuddy. Il sentait son sang pulser dans ses veines, faisant monter son inquiétude. Excédé  d’attendre, il récupéra la clé sous le pot et pénétra prudemment dans la maison.

_Cuddy, vous êtes là ? Appela House dans le hall.

_Cuddy, répondez !

Le manque de réponse accentua un peu plus son inquiétude. Le terrible doute plus que présent. Tout en continuant de l’appeler, il inspecta rapidement les pièces, salon, chambre, cuisine, chambre du bébé. Personne. En demandant toujours plus à sa jambe, il finit par entrer, haletant, dans la dernière pièce de la maison, la salle de bain. Et son cœur fit un bond magistral à la vue de la scène qui se dessinait devant lui : Cuddy gisait au fond de sa baignoire remplie à raz bord. Il hurla à plein poumon, se jetant sur elle pour la sortir de là.

_Nom de dieu, Cuddy !!

_Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhh !

A peine l’avait-il touchée, que Cuddy avait brusquement surgi de l’eau, hurlant sa peur, déstabilisant ainsi House qui tomba à la renverse et se cogna brutalement la tête contre le lavabo derrière lui. Il finit par s’effondrer au sol dans un bruit sourd. Les cris de Cuddy accompagnant sa chute.

_Pour l’amour du ciel House, qu’est-ce que vous foutez dans ma salle de bain ?! Quelle est votre excuse foireuse cette fois-ci ?! Vociféra-t-elle alors qu’elle attrapait son peignoir pour se couvrir. House ? Se tournant vers lui en quête de réponse, fronçant les sourcils devant son manque de réponse.

Gisant sur le sol trempé de la salle de bain, House ne daigna pas répondre, assommé par le coup. Grognant sous la douleur, il passa une main peu sure au niveau de son arcade sourcilière, la salissant de sang. Tout son corps tremblait encore. Il avait cru… Il y avait vraiment cru… la lettre, la baignoire… L’émotion le submergea alors qu’il réalisait que Cuddy l’appelait. Se sentant soudain idiot d’avoir cru qu’elle pourrait se faire du mal, il se releva difficilement, tournant le dos à Cuddy, et tenta tant bien que mal de rejoindre la sortie en s’appuyant lourdement contre les murs, laissant des trainées de sang sur son passage.

_House, bon sang qu’est-ce qui se passe ! demanda Cuddy agitée. House…

Encore sous le choc d’avoir été violemment sortie de son bain, Cuddy n’avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit que House s’était déjà relevé et avait quitté sa salle de bain, laissant derrière lui de nombreuses trainées de sang.

‘’Sang’’ !

 Mon Dieu ! Elle réalisait enfin ce qui venait d’arriver et sortit prudemment de la baignoire à la poursuite de House. Elle entendit à nouveau un bruit sourd en direction du couloir et s’y précipita.

_House ?! S’écria-t-elle inquiète le voyant gisant sur le sol, le corps prit de soubresauts.

Troublée de le voir ainsi, elle s’accroupit rapidement près de lui, posant doucement une main sur son épaule pour le tourner vers elle. Son visage était caché par ses mains couvertes de sang.

_House ? Souffla-t-elle anxieuse.

Il gardait obstinément les mains sur son visage. Mais elle pouvait affirmer que cet homme devant elle n’était pas House. Cet homme affaibli au sol, le visage et les mains couverts de sang n’était pas l’homme égocentrique et arrogant qu’elle connaissait. Cette telle différence avec le House ‘’grande gueule’’ qu’elle connaissait, la laissa désemparée, avant de rependre ses esprits devant la blessure béante qui ornait l’arcade sourcilière de son employé. Délicatement, elle inspecta la blessure, passant ses doigts fins sur la peau meurtrie comme pour l’en guérir. Elle grimaça en constatant qu’il faudrait quelques points de suture.

_Il va falloir recoudre… Ne bougez pas, je reviens avec ce qu’il faut.

Depuis qu’il l’avait vue gisant au fond de la baignoire, son cerveau s’était comme déconnecté, comme pour refuser la réalité de l’instant : Cuddy morte. Et puis, tout s’était enchainé alors qu’il avait voulu la sortir de là. Il s’était retrouvé projeté contre le lavabo, et là durant une minute sous l’effet du choc, ce fut le néant, entendant à peine les cris de la jeune femme. La seule chose que son cerveau avait enregistré c’était l’image de Cuddy inerte sous l’eau. Avec peine, il avait finalement réussi à se relever et fuir lorsqu’il avait enfin pris conscience de son erreur. Mais ses émotions étaient tellement intenses, sa jambe tant meurtrie et sa tête si douloureuse, qu’il s’était écroulé au beau milieu du couloir, sanglotant tel un enfant. L’espace d’un instant, il l’avait crue morte et cela avait détruit quelque chose en lui. Il avait alors réalisé que cette femme avait une place bien plus importante dans sa vie qu’il ne voulait l’admettre.

Quand elle s’était accroupie à coté de lui, il s’était pendant un instant laissé faire. Il avait eu soudain le besoin de la sentir près de lui pour s’assurer qu’elle était sauve et chasser la scène de la baignoire de son esprit. Mais il ne s’était pas résolu à enlever ses mains de son visage. Il avait eu peur de ce qu’elle aurait pu lire dans ses yeux. Il ne voulait pas à avoir à s’expliquer encore moins à se dévoiler et surtout il ne voulait pas qu’elle comprenne ce qu’il s’était passé. Alors quand elle était partie chercher de quoi le soigner, il avait pris la fuite aussi vite qu’il avait pu.

Lorsqu’elle était revenue après avoir enfin mis la main sur son kit médical, elle n’avait trouvé qu’un couloir vide taché de sang, entendant au loin le bruit d’une moto partant à toute allure. Les bras ballants, elle était restée quelques minutes le regard perdu, des millions de questions l’assaillant. Elle allait chercher de quoi nettoyer tout ce sang, quand un bout de papier froissé perdu au milieu de son couloir attira son attention. House avait dû le perdre dans sa fuite. Consciencieusement elle le déplia. Ses yeux s’écarquillèrent à la vue de sa lettre de démission. Comment ? Comment avait-il découvert l’existence de cette lettre ? Cela expliquait en partie sa venue chez elle. Mais, elle aurait pensé qu’il la harcèlerait pour connaitre la cause de cette lettre, qu’il ne lâcherait pas le morceau sans avoir eu ce qu’il voulait. De plus, même si House était du genre envahissant et emmerdeur, il y avait toujours eu une sorte de retenue dans ses intrusions. Mais pas cette fois-ci. Il était rentré chez elle sans préavis, poussant le vice jusque dans sa salle de bain pour la sortir de sa baignoire sans ménagement. Il y avait forcément quelque chose qui lui échappait, mais quoi ? De toute manière, il ne servait à rien de le suivre jusque chez lui, il refuserait tout dialogue ou toute aide de sa part. Il avait toujours préféré la fuite lorsqu’il était mis en danger de la sorte.

 

***********

 

Le Lendemain, elle avait patiemment attendu l’arrivée de House à l’hôpital, mais l’homme s’était fait discret et prise par la paperasse elle avait laissé tomber sur le moment. Puis vers 11h, alors que la masse de travail s’était faite moins lourde, elle avait reçu un cas qui semblait être un bon prétexte pour monter voir House. Durant tout le chemin menant au bureau de son employé, elle n’avait cessé de chercher la meilleure façon d’aborder le sujet sans qu’il se renfrogne. Ses pensées n’eurent pas le temps d’aboutir qu’elle arrivait déjà à destination. Entrant dans le bureau, elle ne trouva que ses trois employés assis autours de la table de diagnostique, discutant activement. Mais pas de traces de House. Contrariée, elle finit par demander :

_Où est House ?

_Avec Wilson à la clinique, pour se faire recoudre ! lança Kutner.

_Merci !

La blessure, elle l’avait presque oubliée.

TBC...
 

Part 2
Part 3
 
 
Mon humeur: contemplativecontemplative
 
 
 
lora_66 on le 02 juillet 2009 18:48 (UTC)
Tu dis que c'est seulement ta 2eme fic mais elle est franchement bien réussi. Tu respectes le caractère de chacun.
Moi je la trouve drole chouette. Je serai curieuse de savoir combien de temps tu as mis à peut prêt pour réaliser cette fic. Je pense moi même me lancer dans ce genre d'histoire entre House et Cuddy...
pitit_bibichepitit_bibiche on le 02 juillet 2009 20:13 (UTC)
Merci, ça me touche beaucoup, ça fait plaisir de savoir que l'on a pas totalement échoué dans son projet, il y a tellement ne différence entre ce qui est au final et la fic telle que je l'avais pensée au départ !!
Pour cette fic, j'ai mis 3 mois je crois, entre les passages écriture, les relectures, les reprises et les périodes de repos du neurones ^^
andrealili on le 15 juin 2010 18:00 (UTC)
Tu as écrit là une bien belle fanfiction! :)

Je t'en félicite, et je t'en remercie. On a pas toujours l'occasion de lire des fanfictions digne de ce nom. ;)

xoxo